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La Convention et la Suède

"réévaluer et discuter les 'espaces' du paysage, c'est à dire les territoires sans protection formelle" 

La Direction nationale du patrimoine
Rapport le 2006-02-16

La Suède & le Conseil de l'Europe   La Commission de la culture   La Commission parlementaire des responsabilités publiques  La Commission constitutionnelle   Le Ministère de l'Agriculture  La Commission parlementaire des zones ruraux   Le Ministère de l'environnement   La Direction nationale du patrimoine   L'Organisation Suédoise des collectivités locales & régionales   La Direction nationale du logement   NUTEK  Universités


Commission de la culture 



"Culture" - de plus en plus exigée au'déla de nos frontières nationales

En Suède une Commission de la culture travaille depuis à peine un an pour revoir les modalités de la politique culturelle en Suède. Ce n'était que temps, si vous en demandez p ex aux profs de français de ce pays... Humanistes, travaillant depuis des décennies pour plus d'échanges - dans les deux sens - entre la Suède et la France, entre autres à travers les langues de ces pays (et non pas obligatoirement à travers un tiers: l'anglais), nous ne pouvons que sympathiser avec l'idée du nouveau membre de la Direction du Conseil de la Culture en Suède, le libéral Johan Staël von Holstein, dont l'élection a apparaîement mis au bouillon le débat culturel en Suède... Entrepreneur lui-même, et ayant passé selon ses dires jusqu'à 22 ans à l'étranger, observateur entre autres du développement espagnole ces dernières années, par rapport à la Suède, cet homme serait bien placé pour inculquer quelques vérités de bases chez ses compatriotes, telles que la culture ne soit que "les empreintes de la civilisation", etc... 

Plus sérieux: il se propose dans sa nouvelle position de membre de direction à participer à l'augmentation des ressources allouées à la culture en Suède, mais, contrairement aux prédécesseurs sur la base du slogan "it makes sense". Cela évoque notre curiosité. Simultanément, le débat culturel en Suède change de jour en jour, la Ministre de la Culture ayant fait étudier si la politique culturelle saura encore vraiment reposer sur les mêmes fondements que dans les années 70...

Landscape&Citizens pour sa part affirme bien sûr que non. Il est clair, dans une perspective d'avant-ratificatication de la Convention du paysage (comme nous l'espérons!), il y a un très grand nombre de nouveaux acteurs et producteurs culturels en ce qui concerne le patrimoine matériel et immatériel dans ce pays, qui prit le chemin de l'Europe en 1994...

Nous l'avons d'ailleurs affirmé aussi dans un mémoire au niveau "master". Il y est cepandant surtout question des deux grands modèles des médias, le modèle anglophone et le modèle continental qui sont examinés de près dans le but de voir si le directeur "depuis toujours" ainsi que l'
éditorialiste du Nouvel Observateur, Jean Daniel, par son exemple même, puisse contribuer à un débat sur la qualité de notre situation médiatique en Suède. Voir "Jean Daniel, l'Europe et nous-mêmes. Pour une arène publique européenne en Suède".

Ainsi, nous ne pouvons aussi qu'affirmer, avec le Dagens Nyheter le 21 janvier 2008 ( grand quotidien national) que " "la balance entre patrimoine et développement n'a jamais été aussi visiblement précaire en Suède, et que la même chose puisse être dite quant à la balance entre gestion et entrepreneurs (---) Est-ce bien raisonnable que le soutien de l'Etat (c-à-d : en matière de culture) se distribue tels les anciens mécenats - ne se doit-il plutôt d'être aussi prévisible que possible? (---) Il commence à être très urgent pour un pays comme la nôtre de s'unir sur une chose : La Suède n'a pas à avoir ses articles de débat public accrédités par les pouvoirs de l'état. "       

Nous attendons, sans doute avec trop de patience, la suite de cette affaire culturelle intéressante...

En cliquant sur l'image, vous verrez un peu le rôle que ce site attribuait à la culture, si l'on nous demanderait...

Pour une vue plus solidement culturelle-territoriale, voir :

                                                                      Conseil de l'Europe: Guiding Principles, 2002     










La Suède et le Conseil de l'Europe



Introduction

Il faut remonter jusqu'à 1949, l'année où le Conseil de l'Europe est créé à Strasbourg depuis la deuxième guerre mondiale et ainsi constater que, en principe, la Suède et le Conseil de l'Europe ont fait route ensemble pendant de longues décennies. Dès le début la Suède a participé au travail européen commun - à travers le français et l'anglais, les deux langues de travail officiels pour faire valoir chacun dans son domaine " la démocratie, le respect des droits humains ainsi que les principes de l'État du droit ". Aussi, la Suède a adhéré et ratifié la Convention Européenne pour la protection des droits humains, en 1950 déjà.  Or, non pas toutes les textes ou les traductions officielles rendent comptent de cette longue collaboration de façon simple et visible pour les citoyens. Au moment où la Suède prépare la ratification d'une nouvelle Convention, il faut mettre plus de visibilité sur notre législation nationale et celle des autres... ( Voir p ex, en ce qui nous concerne ici, Le paysage dans la législation suédoise).

Au sein du Conseil de l'Europe le
CLRAE (Conseil des Autorités Locales et Régionales), au statut consultatif et représenté par les hommes et les femmes politiques des communes et des régions des 46 pays membres, a été parmi eux qui ont initié la Convention Européenne du paysage (CEP). Il a également comme tâche à surveiller la façon dont la Charte Européenne de l'autonomie locale fonctionne, entre autres en Suède, qui l'a ratifié en 1989.

Et comment ce soi-disant " niveau local-régional " marche-t-il à la fin en Suède?!  Nous trouvons essentielle de nous poser cette question !
Lars Tunbjörk, Museum of Modern Arts, Stockholm, 2007
Landskapet/ Le paysage / The landscape is present in the Swedish Parliament

©
Photos : Lars Tunbjörk, 2007 et le Parlement suédois, 2006.

Le climat et le paysage - deux données bien exposés au Parlement et en Suède en ce moment...
Mais que sait-on du Suédois en tant que citoyen? Et comment il va, au juste ?
Le 29 octobre 2003 le CLRAE a fait savoir qu'il entend surveiller les collectivités locales en Suède. Dans des Récommandations le CoE suggère en effet que l'autorité locale en Suède puisse être inscrite dans la Loi plus clairement qu'aujourd'hui. De même : qu'il faudrait plus clairement s'y "refer to the Charter when drawing up all legislation". Tout en lançant aussi la discussion sur un Cours Constitutionnel éventuel, qui assurerait peut-être plus clairement l'autorité locale. Non pas le moins intéressant du point de vue de la Convention du Paysage : le CLRAE récommande au Parlement suédois, en ligne avec les autres Commissions actuellement en cours dans notre pays, de s'y doter d'une Commission pour les collectivités locales...

Aussi, le Conseil de l'Europe propose à l'État suédois d'instruire les citoyens sur l'existence de leurs droits politiques séculaires... Nous sommes ici au cœur du débat couvrant non seulement le citoyen suédois en ses droits à l'information, politiques, etc.

Dernièrement il y a eu en Suède, comme dans d'autres pays, aussi un débat concernant la santé même des citoyens s'ils ne participent pas au développement de notre société. Le docteur en 
psychiatrie, David Eberhard, vient même, dans un livre chez www.manpocket.se, en 2006, d'évoquer un peuple peut-être sous les effets d'une sorte de " toxicomanie de sécurité ", que nous partagions d'ailleurs avec d'autres pays en Europe...

Bref, il s'agit de savoir s'il faut discuter plus généralement non seulement la distribution des pouvoirs en Suède mais également les exigences de la démocratie locale au plus proche des citoyens :


" À minimiser les fonctions où l'État considère avoir le droit et en en donnant autant que possible aux particuliers, on peut faire comprendre leur part de la société aux citoyens. "  

Y comprit, pensons-nous, " la dimension territoriale des droits de l'homme "...

Landscape&Citizens juge essentiel qu'une information publique soit diffusée par le Gouvernement, le Parlement ainsi que toutes les Commissions suédoises travaillant actuellement ou récemment, concernant les aspects variés du paysage et des territoires. Informez les aussi sur la Charte Européenne de l'autonomie locale de même que cela à déjà été fait quant aux grandes Conventions environnementales et culturelles par le Conseil Nordique. Ratifiez la Convention du Paysage.

Lire :

Lagtolken AB: Le paysage dans la législation suédoise, 2007
Conseil des Ministères Nordiques : Une avenir plus riche, 2006

La communication de Johan Höök concernant l'autonomie locale en Suède au Conseil de l'Europe le 8 Nov 2005
Conseil des Ministères Nordiques : Paysages Nordiques et la CEP, 2004
Paysages de Suède, 2004
La participation du public, 2003
Networks and collaborations in the Sommenbygd Territory (LEADER+) and Alsace, 2003




La Commission parlementaire des responsabilités publiques

D'autres aussi, influencent actuellement, la manière dont en Suède le paysage et conçu, et le sera. La Commission parlementaire des responsabilités publiques a livré leur rapport final, Une Société durable et prospérant, le 27 février 2007.

Dans les directives du Gouvernement, on constate les exigences pour la société suédoise de :

- clarté et compréhension : les priorités et décisions doivent être surveillées et comprises par les citoyens concernés,
- possibilités pour les citoyens d'influencer sur les activités qui les touchent, et 
- équivalence et respect de la différence : les citoyens sont différents; ils n'ont pas tous les mêmes besoins, ce qui exige à la fois rencontres appropriées et adaptations aux besoins.

Ainsi, nous approchons les points de vue de la Convention Européenne du paysage et son Rapport Explicatif.

La Commission suit donc au fond un raisonnement de type : "a territorial rather than sector-driven view of the division of responsibilities" (Lire article par Nordregio
Towards new Reginalism in the North). Il est aussi, selon nous, de même caractère que que celle que l'agent public et l'architecte norvégien, Audun Moflag a suggéré lors d'un Séminaire important du développement durable dans l'aménagement du territoire, organisé par ENTO, au Conseil de l'Europe en 2005.

La Commission suédoise écrit encore :


"The regional level is the focal point of efforts to achieve a more intersectoral working method. Compared with the national and local level, the regional level today is confusing and fragmented (...). At the same time, the need has grown for a functioning regional level as a means of achieving an intersectoral and territorially based working method."

Audun Moflag den 15 mars 2005, Strasbourg
 
© Figure dans notre rapport pour la Direction Nationale du Patrimoine en début 2007, d'après M Audun Moflag du Ministère norvégien de l'Environnement. Elle montre l'importance, selon lui, de l'aménagement du territoire durable dans son rapport avec le niveau régional.

Ceci comme il dit lors d'un Séminaire du Conseil de l'Europe à Strasbourg (ci-dessous) le 15 March 2005, "objections are heard, from time to time..." :



            Objections
                  heard from time to time...
   
Planning gives me creep…
Planning is a reminiscent from Soviet time
Planning is the bureaucrats´way of gaining power over the politicians
  • The intention is rather the opposite…
  • What kind of training is required to defeat all the misconceptions?
  • And - where should politicians get their training from?
  • Key issues, on the path to sustainability, making this seminar particularly important
Pourtant, comme bien des personnes avant et après elle, la Commission note aussi qu'il existe en Suède un manque de confiance et de dialogue entre les niveaux nationaux et locales :

"a large number of instruments are used side by side without their effects being known. At times, governance signals are also felt to be contradictory."

Nordregio, apparemment, mène le raisonnement similaire. Ainsi, Landscape&Citizens pense être en droit de proposer que le rapport de la Commission des Responsabilités publiques soit beaucoup plus largement suivi et discuté par les citoyens, p ex à l'aide des média. Le Conseil de l'Europe a sans doute également un grand rôle devant lui quand il s'agit d'exposer comment marchent, ou pourraient marcher, ces trois niveaux. Car nous, les citoyens, sommes bien souvent victimes des vieilles traditions obsolètes...

Ce conseil serait d'autant plus important que le
mot "convention européenne du paysage" dans le rapport final suédois publié par la Commission obtient, hélas, 0 "hits" sur Google ! Il est, d'ailleurs, intéressant de citer pour cette raison un avis privé délivré par Ronny Svensson, (voir aussi sur www.bygde.net ou www.ansvarskommitten.se/remissvar) parmi bien des avis délivrés sur le rapport. Il titre en traduction : Deux perspectives différentes sur l'avenir de la Suède - Critique approfondie du modèle centraliste et bureaucrate de la Commission des responsabilités publiques, fondée sur une perspective locale sur la gouvernance de la Suède/ En kritisk granskning av Ansvarskommitténs centralbyråkratiska framtidsmodell grundad på ett lokalt perspektiv på hur Sverige kan styras.

Svensson nous met en garde contre une perspective trop étroite en Suède, à laquelle il faut être observant, vu
, d'une part, les peu d'agglomérations véritables existant en notre pays. D'autre part, il formule la critique : il existerait dans le rapport final de la Commission " une manque de clarté concernant la question de savoir en quoi la Commission pense que les citoyens doivent pouvoir influencer. Car il ne saurait être question uniquement d'un choix entre services publics ? "

Une autre question d'envergure est en effet évoquée par le professeur universitaire Lars Emmelin et l'avocate Peggy Lerman. Elle et d'ailleurs citées entres autres par nous dans un rapport à la Direction nationale du patrimoine. Il s'agit de la prépondérance à la fin inefficace d'un paradigme de " culture d'experts ", trop lié à la protection seule de la nature et trop peu au paradigme hélas moins répandu au niveau local de participation du public...

Les rapports globaux de la part de la Commission Constitutionnelle et la Direction Nationale du Patrimoine, vont ils mettre tout l'accent dû sur les divers acteurs et responsables du paysage en Suède, selon la Convention du paysage ? Leurs récommandations seront cruciales,  une décision sur les "Régions" en Suède étant formellement possible dès décembre 2009... 

Nous entendons revenir séparément sur l'avis de Ronny Svensson , qui il nous semble poser des questions essentielles, pouvant influencer sur le sort de la Convention en Suède...

Lire :





La Commission parlementaire constitutionnelle

" La Commission parlementaire constitutionnelle devrait peut-être poser la question à nous, les citoyens, (...) Pouvez-vous vous satisfaire d'un système représentatif, en place aujourd'hui, qui gouverne à l'aide d'une nomenclature administrative d'état, ou bien, voulez-vous prendre plus de responsabilité, devenir adultes ? " Ces mots sont de Torbjörn Björnstedt - l'un des rares à pouvoir exprimer leurs avis, sans complaisance, selon le cas comme on voit, figurer au sein du débat de la Commission, qui se déroule sur son site: www.grundlagskommitten.se

La Commission parlementaire constitutionnelle a été instruite, par le Gouvernement, à lancer, avant le 31 décembre 2008, non seulement " le débat et encourager le dialogue public concernant les questions contitutionnelles et l'administration du peuple Suédois " mais, surtout, " proposer des changements de la Constitution et d'autres changements législatifs, qu'elle juge bien fondés. "

Grundlagsberedningen
© Comm. const : ce n'est pas peu que les
Suédois doivent  essyer d'évaluer et de prévoir, lors d'une seule journée d'élections, tous les quatre ans. D'autant plus que nous n'ayons pas de débat public véritable sur les questions constitutionnelles...
 
Parce que les raisonnements menés ont, en partie, une portée évidente sur la conception de la citoyenneté, et parce qu'ils peuvent ainsi influencer sur la manière dont les conventions comme la Convention du paysage est implemenentée, nous citerons quelques mot du docteur ès sciences politiques Henrik Oscarsson. Il a publié en 2007 une étude concernant  les manières dont Les Citoyens et les députés voient les règles du jeu démocratique.  

Difficile à nier, dit-il que " les citoyens sont des acteurs centraux dans toute société démocratique - l'objectif même d'un gouvernance" Målen med ESDP är bl a
utvecklande av ett flerkärnigt stadssystem i EU
en starkare koppling mellan stad och landsbygd
ett integrerat transport-och kommunikationssystem inom EU
Att bidra till regionala identiteter genom utveckling och vård av natur-och kulturarv." démocratique étant l'obtention de l'égalité et la réalisation de la volonté du peuple "
.  Et encore :

" Les règles de la démocratie suédoise sont le résultat des négociations et du marchandage plutôt que des idéologies constitutionnelles et politiques cohérentes. "
C'est donc à nous tous de nous demander, si cela est un fait à accepter, ou bien s'il s'agit là d'un problème - constitutif, voire constitutionnel. Pourtant, à en croire Oscarsson, la Commission aurait un problème de légitimité concernant le processus même de son travail. Les opinions des citoyens ne sauraient avoir comme seul sujet les questions techniques, aujourd'hui au centre ; elles doivent également traiter les idées de fond, telles le sens des droits des citoyens,  de l'autonomie locale, du contrôle constitutionnel, etc. Ainsi, même les raisons de renseignement du public pur, parlerait, si nous le comprenons bien, en faveur d'un travail constitutionnel, au moins en partie " de conventions constitutionnelles ".

       Au Pays des toxicomanes de sécurité        

 Comment, sinon, savoir si la plupart des citoyens suivent vraiment...?!  Est-ce légal finalement de les tenir dans un état de " toxicomanes de sécurité " , selon l'expression du Dr David Eberhard dans un livre de débat récent et  perspicace ?
Avec quel effet, d'ailleurs, pour d'autres pays ?


Henrik Oscarsson en rapportant à la Commission : Aujourd'hui " la vaste majorité de la Suède politique, la plupart des élu(e)s ainsi, que les citoyens, sont très loin des discussions sur la Constitution future de la Suède ".

Landscape&Citizens l'a dit : il faudrait que la Suède officielle, les hommes et les femmes politiques et les média notamment, se chargent d'une discussion plus inclusive. C'est vital que les Conventions centrales pour l'autogestion ainsi que pour la dimension territoriale des droits de l'homme, telles la Convention europénne de l'autonomie locale ou la Convention européenne du paysage " passent " par le peuple.  N'acceptons plus le silence. Ratifions la CEP.

L'avocate Peggy Lerman propose pour sa part l'introduction du terme " paysage " dans la Constitution ( "Regeringsformen"), ceci afin d'être en ligne avec la Convention du paysage et ses principes fondateurs de participation du public.

Lire :
Strasbourg - ville de l'Europe

Nous y reviendrons.



     


 



Le Ministère de l'agriculture (et al)


En 2004, un consultant privé suédois, EuroFutures, est commissionné par le Ministère de l'Agriculture pour fournir des scenarios en vue d'une meilleure prise en compte du développement futur des zones ruraux en Suède. L'étude, en traduction, La ruralité en 2020 - quatre scénarios pour le futur, où les aspects territoriaux du pays - donc au plus haut degré de la Convention - sont au centre, a été prévue pour le Plan de l'environnement rural, accepté, en 2007, par la Commission de l'UE pour la période 2007-2013.

Voici les quatre scénarios, où les thèmes sont liés comme nous pouvons, en perspective, le constater en grande partie à  la (1) Commission parlementaire de la ruralité, à SALAR (2 l'Organisation Suédoise pour les communes et départements [EN : County Councils]) au (3) Ministère de l'Environnement, et à la (4) Direction nationale du Patrimoine :

Four scenarios from the Ministry of Agriculture

© Photo EuroFutures, 2004. Quoique des responsables de l'implémentation de la CEP ont été consultés, les auteurs du rapport : " La ruralité en 2020 - quatre scénarios pour le futur ", discutent assez peu, hélas, les effets paysagers.

Les choses vont-elles changer en 2008, lors d'une ratification de la Convention Européenne du paysage ?
1.  Du pouvoir donné aux communautés rurales
Dans ce scénario, les gens peuvent vivre et travailler dans les zones ruraux, au choix, parce que les moyens de subsistance ont augmenté pour tous. Il s'agit toutefois d'une augmentation modérée parmi les populations rurales. Pourtant, grâce à cette participation voulue les " conditions démographiques seraient plus balancées entre les zones très peuplés et les campagnes ".

2.  L'Ère des grandes implantations
Dans ce scénario, la logique de la société industrielle bien connue est poursuivie et accomplie par les sciences de l'agriculture. Ce scénario avance l'idée " avec une touche des kolkhozes de l'ancien URSS " des stations services énormes à proximité des zones les plus peuplés. Les travailleurs ainsi que les spécialistes font la navette à la campagne proche. " Dans la mesure où les prix du produit final est assez haut, cette structuration est bien possible".

3.  La nature exotique
Ici on voit un scénario où les zones ruraux de la Suède seraient vidés d'emplois comme d'habitants... En même temps, " les préférences " (par qui?, note de L&C) seraient changées du côté de " plus d'appréciation pour la nature sauvage ainsi que pour les valeurs de la culture ". Les zones ruraux sont estimés " pouvoir servir plus en tant que facteurs étudiés qu'en paysages cultivés ". Une question d'envergure serait pourtant : " dans quelle mesure les valeurs sociales, seront-elles possibles "? La Suède se battrait pour une distinction à l'ONU en tant que "Parc National du monde "...
 
4. Régions "fonctionnelles" élargies
EuroFutures décrit finalement un scénario où beaucoup de gens vivent effectivement dans les campagnes mais travaillent dans les zones urbains. On y " associe l'ambition entre experts de maintenir l'emploi, les cadres de vies et les loisirs dans une conception uniforme de bien-être. Ainsi, beaucoup de gens des villes pouvaient-ils avoir un poste important dans celles-ci, tout en se retirant dans leur temps libres à une existence de qualité dans la campagne ".

Landscape& Citizens est d'avis que nous manquons en Suède de "visions" de cette sorte - et de discussions générales destinée au grand public - concernant le territoire ou les territoires en Suède ! Ici, ce rapport nous fournit l'occasion. C'est la raison pour laquelle nous y reviendrons plus en détail ci-dessous.

Lire plus à ce propos notre onglet
Identification du paysage/suede et, de façon générale :





La Commission parlementaire des zones ruraux

Voir les zones rurales ! Mythes, vérités et stratégies pour le futur. Ni plus, ni moins fut le titre du rapport final livré par la Commission parlementaire des zones rurales, en décembre 2006, au Ministère de l'agriculture. Il aura été conçu " dans le même couloir " que celui de la Commissions parlementaire des responsabilités publiques. En Introduction on y lit quelques réflexions sur la politique rurale en Suède par Ronny Svensson, commentateur averti également du rapport final important de cette Commission, comme nous l'avons vu.

C'est le grand mérite de Voir les zones rurales ! que de consacrer un chapitre entier, au " Transformations du paysage. Les entreprises et industries territoriales, la nature et l'environnement culturel ". En effet, déjà le rubrique signale ostensiblement l'existence de la Convention à l'aide d'une note : " Avec la notion de paysage nous entendons la Convention du paysage. Cette convention se caractérise par une perspective globale où les points de vues différents convergent en sorte à englober à la fois les aspects de la nature et de l'environnement culturel. Voir le Conseil de l'Europe sur http://www.coe.int/T/E/Cultural_Co_operation/Environment/Landscape ".
EuroFutures: Empowerment of Rural Communities Scenario

© Photo EuroFutures
Les ruraux doivent participer en plein droit aux projets d'aménagement qui les concernent - simplement en tant que citoyens !
Landscape&Citizens a participé lors d'un conseil de la Commission à Trollhättan en 2005 ; nous avons pu constater que son président, Karl Erik Nilsson a fait valoir les points de vues de la Convention lors du Meeting de l'automne 2006 de la Direction du patrimoine. Nous espérons que les propositions de cette Commission vont faire du bruit dans un débat public nécessaire sur les régions: on y trouve en effet beaucoup de solidarité vis-à-vis des zones rurales, lesquelles ne sont pas aussi présentes (avec les villes) dans le rapport de la Commission parlementaire des responsabilités publiques. La Suède, hélas, et même dans une perspective de développement, une très, très longue tradition de séparation des zones urbains, des zones ruraux...

Voici un exemple des conseils au Ministère tiré du rapport :

" Montrer les ressources du paysage pour le grand public en instaurant des arènes de contact entre la ville et la campagne. Pour les enfants et les jeunes surtout, il importe d'exposer les connaissances et points commun ainsi que la dépendance du paysage. / Renforcer la connaissance sur tous les niveaux politiques et administratifs quant aux valeurs paysagères. / Développer les instruments d'aménagement ainsi que les procès en sorte à pouvoir partir d'une vision globale et de faciliter la participation locale ".





Lire :





The Vimmerby landscape and the ELC
  • Notre communication à Sibiu, ville européenne de la culture 2007, concernant le développement local. Aussi en fichier PDF III, 2007

ELC : ."could contribute to work creation;"










Le Ministère de l'environnement

Le Ministère de l'environnement a depuis plusieurs années la Directive du Gouvernement de trouver, avec la Direction nationale du Patrimoine les manières appropriées par lesquelles la CEP puisse être implantée en Suède. Jusque là, la Suède ne fait pas partie des 29 pays européens ( de 47) ayant ratifiée. Par contre, et à en croire les experts, les nouvelles stratégies actuelles, dont Le Programme de la ruralité 2017-13, auraient destiné environ trois quarts des budgets aux mesures environnementales...

Du fait que notre pays est réglé depuis 2000 par des Objectifs environnementaux surveillés par le Ministère, et que la durabilité écologique est, selon des juristes, très fortement soulignée dans la législation suédoise, nous n'avons qu'à constater : " le paysage " au sens de la Convention Européenne du paysage a encore du chemin à faire avant d'être convenablement ancrée chez nous. Aussi les questions et les objectifs plus vastes, tels la culture - " les environnements culturels " - la santé des gens, surtout dans l'interprétation collective de la " santé du peuple " ainsi que l'aménagement du territoire en général, sont souvent conçus sous la perspective d'une perspective bottom-down écologique,  plus que sous celle des objectifs sociaux et économiques plus variés. Ainsi, le paysage n'est pas toujours comme dans la Convention considéré comme un objectif en son propre droit mais très souvent d'abord en relation avec d'autres but, notamment environnementaux .

En mai 2005, le Gouvernement a proposé un 16e Objectif environnemental,  Une flore et une faune riches,  qui est censé préparer une ratification suédoise de la Convention du paysage. L'automne 2007 une demande d'avis sur l'évaluation de ce 16eObjectif a été envoyé par le Ministère à une cinquantaine d'instances, dont 8 seulement trouvent l'évaluation satisfaisante.


Ainsi, Landscape&Citizens, tout en respectant le Code de l'environnement, trouve dommage que d'autres aspects importants : culturels, humanistes, entrepreneuriaux, etc, peinent à être évalués en leur propres droits. Nous pensons que la société suédoise, dans l'ensemble, gagnerait à une plus grande variation, liberté et humanisme dans tous les domaines du paysage prescrits dans la Convention .

Voici, pêle-mêle, et pour élargir le débat quelques critiques qui ont été prononcées en ce qui concerne l'évaluation de l'Objectif Une flore et une faune riches :

- que la période des avis a été bien courte, surtout pour avoir été proposée juste avant les grandes vacances de  l'été ;

- que l'Objectif ne semble pas encore avoir trouvé sa forme et ;
- que sa qualité de complément à une série d' Objectifs antérieurs lui confère une dimension problématique ;
- que le fait de s'adresser surtout aux Autorités en charge de la protection de la nature a eu pour résultat que les exploitants des paysages n'ont pas été adressés. Last but not least:
- que la Direction du patrimoine regrette de ne pas avoir vu des exemples de collaboration avec elle, lors du développement de l'évaluation de l'Objectif Une flore et une faune riches.

EuroFutures: Exotic Sweden Scenario
© Photo EuroFutures : La Suède : un seul Parc national , l'ensemble du territoire ? !

Comparer Peggy Lerman, avocate :

" Pour terminer, le besoin des connaissances est lui aussi l'un de nos défis majeurs. L'analyse systématique et globalement territoriale de nos paysages, supposée par la Convention, n'existe pas aujourd'hui.

Son rapport est à lire sur www.raa.se "
Dire dans ce contexte, comme le faisaient Lars Emmelin et Peggy Lerman pour la Commission des responsabilités publiques qu'une réévaluation profonde de ce " paradigme environnemental " en faveur de plus d'acceptance pour les aspects communicatifs et participatifs au niveau local, nous semble très légitime. Nous avons également pu constater qu'un rapport ultérieur sur le paysage suédois dans la législation suédoise par Peggy Lerman va dans ce sens, plus encore, et nous soutenons vivement ses conclusions.

Parmi ses conclusions :

" Ainsi, la responsabilité sectorisé de l'environnement, n'est pas selon mon jugement, suffisant pour la Convention du paysage. Le paysage n'est pas cité en valeur propre et indépendante en sorte que les attentes de la Convention puissent être jugées exaucées. Cela ne suffit pas que les secteurs doivent faire preuve de responsabilité environnementale (où le paysage est considéré en tant qu'un sous-ensemble) et poursuivre les objectifs environnementaux ainsi, car le paysage doit être jugé par ses propres mérites. "

Si la législation demeure inchangée dans ce domaine, il semble bien que la Suède ait beaucoup de chances à se développer dans la direction d'un Parc National n:o 1 pour le monde entier - comme le préconise EuroFutures ! Nous sommes plus pessimistes en ce qui concerne son nombre de visites...

Lire la page web en suédois et anglais sur le travail futur de la législation environnementale et ses relations avec le paysage sur le site du Conseil des Objectifs environnementaux et sous notre onglet Identification du paysage/suede, et :

  • Regional Landscape Strategies - culturally comprehendedVoir notre proposition pour rééquilibrer la situation en vue de l'implémentation de la CEP dans un rapport à la demande de la Direction nationale du patrimoine, 2007.

  • Le paysage dans la législation suédoise (voir page suédois), 2006




La Direction nationale du patrimoine 

La Direction nationale du patrimoine a eu la Directive du Gouvernement avec le Ministère de l'Environnement de trouver les moyens convenables d'implémenter la Convention Européenne du paysage dans la législation suédoise.

En 2006, la Direction a fait plusieurs séminaires où l'implémentation de la Convention a été discuté en profondeur avec des experts, dont, en traduction : La CEP - temps venu pour l'implémentation ! et Paysage, sorties en grande nature et tourisme.

Aussi en 2006, The Future of Cultural Heritage Work de la Direction on voit ce rapport annuel en suédois et anglais fait l'éloge suivant : 

"Strengthening humanistic and historical perspectives of future cultural heritage work demands new and broader knowledge and skills. When more actors work with the cultural heritage both professionally and as volunteers, the circumstances of public historic environment work also change. New and different knowledge about the cultural heritage thus needs tobe developed. New skills are needed in order to manage knowledge in a way that both guarantees quality and makes it accessible and meaningful for the public and professionals alike. The humanistic and historical perspectives of historic environmental work also need to be strengthened" , particularly as theyare the field’s most important contribution to a long-term sustainable society. "


Plus particulièrement, on indique que :


"Strengthening and internationalising humanist education and research in order to secure the provision and acquisition of new and broader knowledge and skills for the development of a proactive cultural heritage work. (---)

• Giving humanist and historical perspectives opportunities similar to those of other perspectives, such as the natural- or social sciences, to impact environmental work and the transition to a sustainable development.

• Giving individuals and associations, networks, enterprises and other organisations more opportunities to take responsibility for the conservation, use and protection of the cultural heritage."

C'est aussi ce que Landscape&Citizens a essayé de faire depuis 2003, un travail rapporté sur ce site. Voir p ex Networking et collaborations en Sommenbygden et AlsacePaysage de Suède I och II.

En 2007, la Direction a fait savoir aux 290 communes suédoises qu'une nouvelle Convention de paysage se préparait.

EuroFutures:Town-and-country Scenario
© EuroFutures : Le scénario de la ville intégrée avec la campagne - comme souvent sur le continent
européen, plus peuplé. Est-ce une vision "centre-bureaucrate" ( Ronny Svensson), vraiment ?

Et si c'est Karl Erik Nilsson, ancien président de la
Commission parlementaire des zones ruraux, qui a tout compris sur le territoire :

« Mes idées à moi :

·    Il faut voir le soin des environnements culturels
comme des ressources de richesse de la commune

·    Il faut aller de la fixation aux "objets" (aux milieux,
aux environnements ; notre comm.), bref, la spécialisation, vers une vue globale.  Et pour finir :

·    Est-ce drôle, vraiment, si toutes nos communes se ressemblent ? »

Rencontre de l'Automne, 2006
Direction nationale du patrimoine
En novembre 2007 un rapport final approfondi sur L'environnement de la culture et les valeurs culturelles et historiques au Gouvernement en novembre 2007 recommande la que la Convention du paysage soit intégrée dans la législation suédoise et constate que " le support législatif de l'environnement culturel au sein du paysage est trop faible " et que " la notion de patrimoine culturel doit être précisée ". De même y constate-t-on que le dialogue entre les compétences doit se développer et être mis en service...

Pour Landscape&Citizens un des moyens naturels pour cela serait The Soul of Democracy par le Conseil de l'Europe.

Le patrimoine est un outil puissant pour développer tous les Etats membres dans  "the practice of European democracy", y lit-on. Cette volonté de dialogue, de collaboration transversale, de cohésion selon les directives de l'UE et d'une citoyenneté active se trouve derrière les Guides publié par le Conseil de l'Europe. Ils donnent aux hommes et femmes politiques, aux agents des divers niveaux et au grand public à la fois une incitament et des moyens de protéger et développer le patrimoine en se servant des standards bien testés sur le terrain de plusieurs pays en Europe. Par exemple, le Guide d'Observation de l'héritage rurale offre un nouvel moyen pour encourager les habitants des nouvels territoires de Leader+ qui se créent en ce moment 
à travers la Suède, à participer de façon attrayant et valorisant aux travail des niveaux locales-régionales du pays. Ceci à un moment où la concurrence entre communes s'approfondie en Suède et en Europe.

Donc, plus de collaborations directes avec le Conseil de l'Europe, lors de l'implémentation du CEP, s'il vous plaît ! Car d'une part, cela peut aider justement à ce "dévelopment of a proactive cultural heritage work", qu'on dit envisager, et d'autre part, cela aiderait à ce " renforcement nécessaire du statut de la notion du paysage", rendu possible par la CEP du fait qu'elle nous encourage à " réévaluer et discuter "les 'espaces intersectorielles' du paysage, c-à-d les territoires n'ayant pas de protection formelle. La participation est aussi une possibilité importante, tout comme le passage de la protection vers la gestion et le développement " (cité de : La Convention européenne du paysage. Temps venu pour l'implémentation ! / Den europeiska landskapskonventionen. Dags för implementering!

A lire maintenant : le rapport et les recommendation de la Direction au Ministère de la Culture, disponible depuis janvier 2008 sur http://www.raa.se . Nous y reviendrons.

Et :
 
Plus encore sur : L'identification du paysage/suede






L'Organisation Suédoise des collectivités locales et régionales  (SALAR)

EuroFutures: Era of Large-scale industries Scenario
© Photo EuroFutures... "L'ère des grandes implantations" ne semble pas loin même dans les nouveaux programmes...


Democratic levels in Sweden by SALAR

© SALAR
: beaucoup - trop !?  - de choses à essyer d'évaluer et de prévoir pour le citoyen à l´élection aux municipales et au Parlement, lors
d'une seule journée d'élections, tous les quatre ans en Suède. Où est le débat qui engage les citoyens ?
Pourtant, SALAR est en train de montrer sur son site où nous en sommes.


Lire plus dans le PPT de SALAR sur les Three democratic levels, à droite, en anglais!


La Convention Européenne du paysage, dès son départ, existe en grande partie grâce à la volonté des communes et des Régions de l'Europe. Aussi, c'est grande organisation en Suède qui rassemble les 290 communes et 21 départements (EN : county councils/regions) do pays, a un rôle important de lier les intentions de la Convention avec les collectivités territoriales et les citoyens en Suède. 

Aussi, les L'Organisation Suédoise des collectivités locales et régionales en Suède a résumé la critique du Conseil de l'Europe concernant l'autonomie locale en Suède sur son site, les réponses du Gouvernement, ainsi que notre débat officiel concernant cet aspect territorial que sont des futurs régions. Par exemple, l'organisation a écrit en réponse de la critique au gouvernement en juin 2005 qu'il faut " encourager la démocratie régionale en rendant permanent les essais de régionalisation en cours ainsi que développer de nouveaux essais, tout en considérant une organisation asymétrique  de la société. "

Le président de SALAR, Anders Knape, y a encouragé les communes de Suède " à bien écouter les recommendations du Conseil de l'Europe ".

Actuellement, on y lit à propos de la Convention Européenne de l'autonomie locale que la CLRAE a trouvé certains défauts en ce qui concerne son implémentation. Un nouvel rapport est prévu à ce sujet en 2008.

Curieusement, nous n'avons pas trouvé, cependant, que cette organisation de base dans notre Etat de droit ait pris ouvertement partie  pour la Convention, comme l'a fait la Commission des zones ruraux... 

Pour Landscape&Citizens cet un rôle taillé exprès pour les communes et les départements - surtout, bien sûr, si la Commission constitutionnelle aboutira comme promis avant la fin de l'année 2008 à l'adoption des recommendations du Conseil de l'Europe. Il s'agit, notamment, d'exprimer un plus grand soutien pour l'autonomie locale en la faisant figurer entre autres au Parlement par une nouvelle commission et dans la prochaine Constitution. Nous l'espérons, car cela faciliterait sans doute l'introduction de la notion du paysage en introduction de divers lois suédoises, ce qui a été proposé par Peggy Lerman.

Lire : 

  •   SALAR: Democratic levels of Sweden Levels of Democracy in Sweden, 2007












La Direction nationale du logement

En été 2007 la Direction nationale du logement a présenté un rapport destiné entres autres au Conseil pour les objectifs environnementaux. Il a fait effet d'une petite bombe au milieu de l'été suédois tranquille, car il a rendu compte de façon claire le fait suivant: La vaste majorité des 290 communes de Suède dévalorisent depuis longtemps leur propre héritage culturel ! " Aujourd'hui jusqu'à 2/3 des communes du pays manquent entièrement les compétences des conservateurs du patrimoines. "

Lors de la publication du rapport final, en octobre 2007, les auteurs de la Direction misent le doigt sur deux conditions qui s'ajoutent à la première: la raison de cet état des choses était, d'une part que les valeurs importantes ne seraient pas " suffisement identifiées et protégées " . D'autre part que l'Objectif environnemental  concernant une habitation de qualité ne pourrait pas être atteint au moment visé.

Ce rapport a également le mérite de  mettre au clair certaines conditions au niveaux locales et régionales visant directement les conditions nécessaires pour une ratification de la Convention du paysage : la nécessité d'inclure le bâtiment et la construction dans son cadre régional et d'aménagement du territoire. Par exemple en se dotant de connaissances qui couvrent les territoires dans une perspective d'aménagement du territoire et susceptibles à être développées au fur et à mesure. Et on ne s'arrête pas là: les connaissances locales, aussi, devront être "plus mises à service aux niveau régional et central, ainsi que les connaissances au niveau régional plus utilisées aux niveau local ".

From an engaging report from the Swedish Board of Housing

Boverket och flera andra myndigheter tycker om vår landskapsbild

©" Valeurs du paysage vécues - qui sont-elles,
où se trouvent-t-elles ? "
Images de deux Rapports publiés par le Ministère
en 2007

Från ett hållbarhetsseminarium i Strasbourg 15 mars 2005

© Fig par le Néerlandais Jan van der Mansvelt, au
Conseil de l'Europe, Strasbourg, le 15 mars 2005. Les
" gens " ont une multitude de valeurs qu'ils exprimeraient, quant au " paysage " , directement aux décideurs - si on leur demandaient.
Ainsi, ce rapport est proche à la Convention du paysage mais aussi, pensons-nous aux rapports de la Commission pour les responsabilités publiques ci-dessus et même notre travail au niveau local et sur ce site! Voir p ex le besoin des plans locaux pour le paysage prôné par Landscape&Citizens. Voir notre site sur Identification du paysage/suede.

D'ailleurs, est-ce une question de manque de professionnels en matière du patrimoine uniquement? Qu'en est-il de la fameuse " volonté " - mise au centre p ex dans la préambule de la CEP:

" Persuadés que le paysage constitue un élément essentiel du bien-être individuel et social, et que sa protection, sa gestion et son aménagement impliquent des droits et des responsabilités pour chacun "

Hélas, comme le montre notre prochaine exemple, les autorités suédoises ont une tendance à vouloir elles-mêmes fournir toutes les interprétations de la volontés des citoyens. Au détriment de nous tous.

Dans une étude, financée par le Conseil des Objectifs environnementaux, faite par sept Autorités qui ont fait route ensemble et publiée en mai 2007, parmi elles la Direction du logement, cette tendance est claire. Il s'agit de celles de : l'Environnement, du Patrimoine, des Forêts, des Affaires sociales, de la Santé publique et même des Communes et Départements.  On a étudié les " expériences " des citoyens quant au " paysage " (au sens du CEP, qui est citée) par des questions aux citoyens. Or, ces questions visant avant tout à satisfaire les Objectifs de l'environnement y inclus la santé du peuple. Ainsi, ce n'est pas le paysage avec ses liens multiples vis-à-vis de différents groupes d'habitants qui est ici au centre. C'est ce qu'on nomme en Suède depuis bien des décennies le planning, par les Autorités centrales, " des milieux de verdure, de nature et de culture des communes ". La perspective des habitants individuels engagés par divers aspects de la perception de leurs cadres de vie ? Connaît pas...

Ainsi, quoique citée à deux reprises dans ce rapport (en traduction :) Valeurs du paysage vécues - qui sont-elles, où se trouvent-t-elles ?  / Landskapets upplevelsevärden. Vilka är de och var finns de? la première définition de la CEP du paysage : « une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l'action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations » n'a pas été rapproché aux citoyens, au moins dans ce rapport. Il a été écrit en vue surtout de faciliter un planning communale stéréotype et bien connu du nord au sud du pays, un planning qui satisfait surtout ces Autorités elles-mêmes...

Pourtant, la perception du paysage est essentielle dans la Convention.

Santé, Paysage, Sorties dans la nature, ParticipationLandscape&Citizens a, pour sa part, dans un rapport pour la Direction du patrimoine proposé
" quatre mots clé " pour un rapprochement populaire de la Convention vis-à-vis les citoyens. (Agrandir l'image).

Vous y trouverez aussi un résumé des deux chercheurs Néerlandais, Bas Pedroli et Jan van der Mansvelt de l'Université Alterra Wageningen UR, ayant beaucoup travaillé pour l'emplémentation de la Convention au niveau européen. De même que David Eberhard dans son livre sur " le pays des toxicomans de sécurité " ceux-là prennent leur point de départ chez le psychologue-sociologue américain Abraham Maslow concernant les besoins humains, de base ( figure à gauche):

”Then Maslow noted that neither salary, position, political appreciation, housing nor whatever else makes humans completely happy. Only the feeling that they realize their true inner being, that they manage to develop their inner potential makes people feel good. It is this potential inner being that wakes people up in the night, on a long walk or on an unforeseen moment, asking: was this the life you were born for? "


Assurément, nous n'avons que commencé le longue travail d'implémentation de la Convention en Suède - avec son ouverture humaniste et durable vis-à-vis de nos motivations ! Heureusement, notamment en ce qui concerne les cadres de vie des individus, elles sont des plus variées... 



Un exemple est d'ailleurs présenté si-dessous, de la ville de l'enfant terrible - et populaire - des Suédois : Vimmerby - le paysage urbain-rural d'Astrid Lindgren !

 Lire :















NUTEK  -  L'Autorité nationale du dévéloppemt des commerces et des industries 

Cette Autorité nationale du développement des commerces et des industries, a apporté, lors d'un séminaire par La Direction du Patrimoine sur Le paysage, la santé, les loisirs et le tourisme, en 2006, des faits très prometteurs pour la CEP.
gif

© Figure du rapport au séminaire " Le paysage, la santé, les loisirs et le tourisme ", par Dennis Bederoff, en 2006 : L'anatomy de l'attraction par rapport - à l'industrie automobile :

 " In comparison to many other commerces &
industries tourism does not own the platform for
attraction. This means, when talking about landscape, that tourism is dependent on collective utilities and a proper landscape administration rendering attractivity."


Le Directeur, Denis Bederoff, y a présenté des chiffres concernant les valeurs du tourisme par rapport à ceux des voitures exportées, ce qui a fait un grand effet sur les participants, très accoutumés à ce langage. 

Comme le tourisme, par définition, se divise en plusieurs types : de masse, de qualité, "vert", etc, cette figure devrait être un atout pour chaque commune et chaque communauté intéressée par la " valorisation " des cadres de vie des habitants ayant des produits touristiques à mettre en valeur...


" La différence majeure entre le tourisme et d'autres commerces, c'est la suivante : Dans le tourisme les 'Delivery systems' et l'attractivité en soi n'ont rien à voir. Ainsi, le tourisme se fonde sur une plate-forme d'attractivité qu'il ne possède pas.

Dont le besoin de créer de la confiance entre organisations de tourisme et autorités censées gérer les ressources d'attraction...

Dans la discussion qui s'est déroulé il y a eu plusieurs questions dont les réponses sont d'intérêt aussi dans une perspective de paysage-citoyens : Sont recherchées :

- confiance entre entreprises de tourisme et autorités
- la collaboration avec les idées des locaux quant à la meilleure utilisation des attractions
- plus de connaissances d'autres langues, entre autre afin de s'adapter aux
- demandes d'autres personnes lors du voyage...
  

Landscape&Citizens ne trouve pas meilleurs arguments à présent en Suède pour des Plans paysagers soignés et durables !

Lire :





Universités



Infoga

© Tvärsnitt/2007. Ce magazine s'adresse aux
acteurs dans la recherche et le développement.
La photo est d'un article par le philosophe Ragnvald
Ingthorsson, l'Université d'Umeå :
"Étudier les hommes et le sel - ce n'est pas la même chose!" 
Sous cette rubrique, nous voudrions rassembler au fur et à mesure, de bons et moins bons exemples des pratiques de la part des universités, ayant ou pouvant avoir de l'effet sur le paysage en Suède. 

En cet fin d'année 2007 et début d'année 2008, il n'y a plus à douter : nous sommes devant des changements importants quant au paysage, en Suède. Ainsi, par exemple Nordregio, Nordic Centre for Spatial Development, Nordregio, Stockholm, publie en décembre 2007 un article : Towards a new Regionalism in the North dans la Série publiée par l'UE Structural change in Europe 5 : Cities and Regions Facing up to Change. Il fournit des renseignements synthétisés sur l'actuel développement des Régions en pays Nordics. Les deux auteurs sont prudemment optimistes en ce qui concerne les possibilitiés de voir dans nos pays du Nord de nouveaux modèles territoriaux. Ils constatent :

"There are indications that seem to confirm the idea that the regional level needs to be perceived in a new light. This includes 'regionalism' as far as the regional and local levels themselves are seeking to achieve empowerment through a more bottom-up process of mobilisation."

Un autre article par, entre autres des réprésentants de Chalmers à Göteborg, insistent dans le même sens pour souligner le rôle des acteurs culturels en ce qui concerne l'aménagement du territoir... Nous n'avons bien sûr aucune difficultié pour deviner le rôle de la Convention Européenne du Paysage derrière ces nouvelles tendances ...

Et pourtant, Landscape&Citizens, a pu constater comme certains, l'écart qu'il y a toujours entre des zones ruraux et es zones urbains en Suède. Quoique la notion de ville-campagne de l'ESDP, vaut, en Suède comme ailleurs, la très longue tradition de séparation des affaires rurales des affaires urbaines dans un pays fondé sur de vieilles traditions centralistes trop rarement mis en examen, a eu ses effets. Cela requiert des observations poursuivies de plusieurs parties... Il est certain que la Suède maintenant "bouge" - notamment en ce qui concerne les questions des villes et des "regions" - souvent, d'ailleurs, formées dans les plus grandes villes, voire à Stockholm. C'est pourquoi, nous espérons que la Convention sera ratifiée cette année. Elle nous aidera de voir le territoire dans sa totalité et de participer à plusierus aux discussions qui nous concernent toutes et tous en tant qu'habitants et citoyens. Elle nous inspirera à développer avec lucidité et transparance de nouveux instruments plus en phase avec d'autres pays en Europe...
 
Et si la langue elle-même, à savoir la deuxième langue dans les affaires de l'UE, le français, avait elle aussi un rôle à jouer afin d'augmenter la transparence et minimer l'influence négative de "l'agentification" d'un pays?!
Il est clair : au niveau de l'enseignement (supérieur) en Suède - auquel la Convention et son Rapport se réfère à plusieurs reprises - il y a besoin d'un guide rural du type "Conseil de l'Europe".

Nous pensons qu'il serait bien utile en Suède en ce qui concerne de lier chez nous quelques principes importantants de la Convention, à savoir, lier - voire tisser?! - quelque notions nouvelles dans notre pays, telles l'intégration des ONG et l'état, ce qui et nouveau et ce qui est ancien, la modernité et la tradition...

 
Aussi, le nouveau rapport de la Direction nationale du patrimoine au Ministère de la culture exprime-t-il en termes proches de ceux d'Isac Chiva, en 1994 :

"Faire balancer les exigences est la tache la plus importante en politique, surtout à un moment où une considération environnementale sinon risque de se heurter contre une autre considération environnementale. Afin de pouvoir agir politiquement concernant ces questions, il faut que les conséquences des options différentes soient clairement exposées. Le paysage est l'arène où tous les champs politiques individuels finalement se rencontrent et il est donc avec comme base une perspective de paysage, que les bonnes solutions sont à trouver."


Landscape & Citizens a ainsi proposé, et proposera, la mise en valeur effective en Suède du Guide Européen d'observation du patrimoine rural.



Cities & Regions facing up to Change

"
In times of rapid change there is an obvious risk of a city losing its soul. Local history, identity and culture clashing with new populations, influences and lifestyles are raising questions about the competitive,
attractive and exciting city. /
At the same time there is

tremendous pressure on cities to be ecologically
sound and socially" --- ( >)
 
©  EU: Cities and Regions




European rural heritage observation guide

(> ) --- balanced.  The new context is unfamiliar for many of us, and with an unclear balance of responsibilities, mandates, resources and power, we face the risks of following every trend uncritically or getting stuck in complacency or wishful thinking. Therefore, we need to develop new approaches that can
accommodate uncertainty and change.---"

(Cultural Players in Regional Development Processes (in: Cities and Regions...)

 ---
"The landscapes carved out over centuries by people who lived off the land and, more generally, through the exploitation of natural resources. / The buildings that make up what is referred to as rural architecture, whether or not they are clustered togeter (villages, hamlets, isolated houses and buildings), / The local products, adapted to local conditions and the needs of those who developed them, / The techniques, tools and know-how that have made creative activity possible and which remain essential for maintaining, restoring, changing and modernising its results, in accordance with the design logic and aestehetic of the buildings/environment/landscape as a whole. These techniques extend to symbols and cultural meanings in the widest sense. / However, we cannot discuss rural cultural heritage without referring to two obvious facts. The people who use the countryside, who live there and who have often played a decisive role in ensuring that these assets have survived are increasingly aware that it belongs to them and are becoming more vocal on this issue. At the same time, the countryside, and the heritage that it represents and contains, is considered the property of every individual, including those from towns as well as from the countryside."

© Council of Europe: European Rural Heritage Observation Guide








Lire:

Towards a new regionalism in the North, 2007
Cultural players in regional development processes, 2007
European Rural Heritage Guide, 2003
                              









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© Photo Comité pour le UE-DEBAT : Leaders de projets de tous les coins de la Suède en meeting le 27 avril, 2006, au Musée de la Mediterrannée à Stockholm 


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