Le "paysage" - pourquoi? Une briève réponse nous est donnée dans le Préambule de la Convention:
« Le paysage…
…
participe de manière importante à l’intérêt général, sur les plans
culturel, écologique, environnemental et social, et … constitue une
ressource favorable à l’activité économique, dont une protection, une
gestion et un aménagement appropriés peuvent contribuer à la création
d’emplois ;
… concourt à l'élaboration des
cultures locales et … représente une composante fondamentale du
patrimoine culturel et naturel de l'Europe, contribuant à
l'épanouissement des êtres humains et à la consolidation de l'identité
européenne ;
… est partout un élément
important de la qualité de vie des populations : dans les milieux
urbains et dans les campagnes, dans les territoires dégradés comme dans
ceux de grande qualité, dans les espaces remarquables comme dans ceux
du quotidien ;
… constitue un élément
essentiel du bien-être individuel et social, et … sa protection, sa
gestion et son aménagement impliquent des droits et des responsabilités
pour chacun ».
(Préambule
de la Convention européenne du paysageFlorence, 20 octobre 2000,
cité depuis sa page web au Conseil de l'Europe)
Mais si ses mots tirés du Préambule de la Convention Européenne du Paysage vont être transposables dans la vie des gens, il nous faut reconnaître l'intérêt de voir le paysage. Landscape & Citizens voudrait que cela devient en Suède "a driving force" de developpement.
Top
« Un modernisme de pastische » 
C'est le groupe de jeune journalistes autour du Journal Axess, avance ce terme. On en a transmis quelques mots de critiques similaires sur ses pages, depuis 2006. Nous applaudissons donc, l'éditeur en chef, Johan Lundberg dans l'Axess no 4, 2009 :
«
Dans ce numéro de l'Axess nous voulons montrer les conséquences
destructives d'une compréhension moderniste dogmatique qui fut permis
de dominer au siècle dernier. Mais nous voulons également montrer les
alternatifs à travers l'histoire de l'architecture, proposant par
exemple un grand nombre de styles, dont chacun n'a que l'embarass du
choix, sur une base des critères de bien-être, beauté ( sic!)
et fonctionalité, plutôt qu'une expertise auto-nommée promulguant
décrets à foison sur ce qui est et ce qui n'est pas dans le rythme du
temps »Bravo!
( Et prière, de ne pas oublier dans votre critique de Le Corbusier, les
tendances à l'écart des grand noms , qui maintiennent - rigoureusement
- ces idées, de commune en commune, d'un groupe d'agents publics à un
autre...Le règne des esperts font parfois autant de mal qu'un seul
homme - lequel, dans le cadre de l'Europe continental au moins est
toujours contrariés par d'autres têtes dans le champ, là-bas apprécié,
de l'architecture! ).
Aussi dans le livre Temps des maladies ( chez
Carlsson, photo à droite) par deus ethnologues Jonas Frykman
(Suède) et Kjell Hansen ( Norvège), nous avons eu dans
l'année 2009, une étude nouvelle et enrichissante de perspectives,
qui illustre les taux de mauvaise santé de la population suédoise avec
des photos du cadre de vie de quelques petites villes et communes en
Suède. À dire qu'un nouveu sentiment, voire un nouvel oeil perspicace
serait en train de se préparer... Nous sommes, en Suède, bien habitués à parler « diversité culturelle » liés aux groupes
ou éthnies précises, sexuelles ou des banlieues - il est beaucoup
plus rare, voire inexistant de parler de la même façon de la diversité
culturelle des lieux et des paysages - il s'agit de quelle multicultural society - au fait? Swedish
people and citizens in the 21st century- let us refuse the
desolationess of our towns and countryside! Let us put an end to the
merely rational - because it is too hostile to humans...Sans d'autre comparaisons, il faut se demander en Suède au 21e siècle, avec l'intelligentsia Russe du début de 20e: - Quest-ce qu'on peut faire? Voir
d'ailleurs à propos d'un aménagement du territoire à la Russe, le
Norvégien Audun Moflag, dans cette image lors d'un Meeting au Conseil
de l'Europe en 2005: Objections heard from time to time !
Paysages choisis, paysages imposés ? Et qui en sera le bon juge ?Top
Comme le dit le Roi de Suède : "In favour of Sweden, in our Time"... ? A voir. La Suède est l'un des six pays, aujourd'hu, qui a signé la Convention Europénne du Paysage
- mais dont nous attendons toujours la ratification.
Or,
le débat s'est considérablement élargi, en sorte que notre société soit
aujourd'hui toute embuée, si l'on veut, du paysage. En voici
quelques étapes, vues à travers l'art ici depuis le début de ce
site jusqu'à maintenant :  A gauche le celèbre tableau par Caspar David Friedrich, Traveller above the clouds.
Nous le tirons du Magazine du développement durable, Naturopa, pour ce site en 2006. C'est le ministre de l'environnement des Vers, Dominique Voynet, qui y écrit, en 1998, « la longue histoire » du paysage :
"It
is not possible to discuss landscapes, our surroundings of tomorrow,
without referring to the past. In our old continent of Europe, human
beings have been leaving their mark on their environment for thousands
of years, shaping landscapes according to their activities". Et de poursuivre :
"landscapes
which might be described as by-products of their economic
acitivities". [---] "As a result of our ancestors' unrelenting
efforts we have a tremendous variety of types of scenery and
landscapes, which many countries envy us."
Voynet
constate ici que le mot de la diversité - sur-utilisé dans les médias suédois - s'applique à merveil quant à la diversité paysagère, qui soit menacée en Europe aujourd'hui - si nous ne nous objectons pas... Elle conclut :
"This state of affaires is incompatible with the wishes of a growing
number of Europeans, who aspire to live and travel in pleasant
suroundings."
Et
en Suède ? Le cas du livre d'essais de l'écrivain Kerstin Ekman,
de l'Académie Suédoise en 2007 est symptomatique. Dans Herrarna i skogen/Les Messieurs de la forêt
(chez Bonniers). Elle prône le paysage dans la conception de
l'initiateur de la puissante Organisation de la Protection Suédoise ( SNF), Sten Selander :« même
sens que dans le Dictionnaire de l' Académie Suédoise, 'morceau de
territoire au vue des formes terrains, couvert de plantes, de
conditions anthropogéologues, etc, constituant une unité' . (---)
Il n'y a pour lui aucun problème à se répresenter et décrire un paysage que pourtant jamais un être vivant n'a vu. »
Pourtant elle admet que c'est une illusion : « Chez les observateurs suédois connaisseurs il y a dans la description du paysage comme un arrière-gout de tristesse. Nous déplorons toujours quelque chose de perdu. » C'est fait, en passant par l'Anglais Simon Schama, qui écrit en 1995, Landscape and Memory. Schama, selon Ekman, note :"Objectively, of
course, the various ecosystems that sustain life on the planet proceed
independently of human agency, just as they operated before the hective ascendancy
of Homo sapiens. But it is also true that it is diffficult to think of a
single natural system that has not, for the better or for worse, been
substantially modified by human culture." (---) "And it is the argument
of Landscape and Memory that it is used not for guilt and sorrow but for
celebration." Ainsi, naît une conception nationale naîssante d'une nature en principe jamais détruite, qu'il est possible à rendre culturelle - et nous libérer du m<ëme procédé de notre chagrin...

Il y a bien moins de raisonnement de la sorte chez Johannes
Ekman, journaliste culturel de la Radio Suédoise, lui aussi ayant écrit
un gros livre sur la forêt en Suède et à peu près simultanément : Skogen i vårt inre - /La forêt intérieure - Terre éloignée et rêve de liberté. On n'échappe pas à la forêt sur ces latitudes! Or, ce Ekman-ci ( le nom veut dire « l'homme du chêne », et fait partie d'un type extrêmment courant en Suède...) tout en montrant lui aussi des images par Caspar David Friedrich (Der Chasseur im Walde), nous cite aussi un vers du poète Verner Aspenström ( « fil d'eau du peuplier tremble » ): « Ô, les forêts sombres du dedans où somnolent les géants Ce que nous appelons l'âme n'est qu'un réfléxe du soleil en mouvement sous les arbres Une brèche où perce la lumière oblique » Le risque de la monotonie - aussi pour l'âme nordique. Ainsi, Landscape & Citizens,
pour sa part opte toujours pour le premier C D Friedrich en haut: le
promeneur universel a plus d'affinités avec le citoyen, dans une Europe
toujours plus compliquee, intéréssante, territoriale : Elle exige
l'homme qui percoit... Percoit. Perçue.
 "Ma
propre marche dans la vie commence par cet espace qui
est le jardin, relativement clos, et se poursuit
ensuite
à travers des champs, des prés et des arbres individuels
des propriétés entourantes, jusqu'aux promenades
forestières et aux excursions dans la nature de mon jeune
âge.
Le jardin dans lequel on me porta lors de mon premier
été, fut l'endroit où se développa
d'abord mon sentiment du
foyer. Avec l'âge et un rayon d'action grandissant, le
centre
du
sentiment du foyer se déplace plus loin dugard et
du
jardin, en sorte à faire de moi un enfant naturel
et un homme facilement envahi par des sentiments
d'étrangété dans la compagnie avec les autres
- mais qui est revenu chez lui dès qu'il y avait
des vibrations de
solitude et de nature. Ce
n'était en effet qu'au moment d'avoir dans la trentaine mes
propres enfants, que j'ai repris le chemin vers cet univers
stable et clos qu'est l'espace du jardin. Maintenant je me
retrouve
avec un pied dans le paysage de l'ambivalence et l'autre dans la nature, ému par tous
ces souvenirs plus ou moin mythiques laissés par un long
parcours bordé d'arbres et d'hommes. Et bien curieux
aussi de connaître quelles nouvelles vues qui m'attendent au coin de
la rue et quelles nouvelles mémoires elles vont
créer."
Allan
Gunnarsson, docteur en agronomie et architecte du paysage dans: "Les
Chemins vers Midgard : Souvenir et mythe - l'art de créer le
passé", (chez Nordic Academic Press)
La perception du paysage - de plus en plus intéréssant! ( 2006)
Landscape & Citizens pense qu'il existe un problème de société concernant qui (doit), considerer les mots de qui, dans le domaine du paysage, en Suède - et pour quelles raisons... Bref, qui juge de l'expertise ?
La perspective des experts en Suède est parfois très forte - et la démocratie en souffre...
- Il faudrait une perspective plus claire des droits humains dans ce domaine -
Il faudrait un élargissement des experts (ce qui rime parfaitement
avec la Proposition faite par La Direction Suédois du patrimoine au
Département de la culture concernant l'implémentation de la Convention
en Suède - Il faudrait créer une culture de paysage en Suède avec des répresentants divers
de la culture parmi les décideurs, pour une compréhension plus globale de la Convention
- Pour
ce qu'il y a de l'héritage bâti qui en Suède est en état fragile,
il faudrait plus de cultures européennes en Suède que
l'anglosaxonne seule. (Cp contribution suédoise à Sibiu, lors du 6ième Atelier pour l'Implementation du CEP, 2007).
 Landscape & Citizens Nous contacter
|